« – Por que me escreves? Que inspiração alheia te suja os dedos de versos, se os teu lábios não pronunciaram nunca as palavras que esperei, quando, em tardes de vento, te olhava em silêncio? Por que interrompes a estrofe no meu nome, a flor obscura de uma primavera que não chegou? Deixa-me!, entre as copas geométricas de um ritmo vegetal, respirando na efémera duração de vozes que não ouço; e sob um breve bater de folhas nos arbustos perenes que o fumo da madrugada escurece: sombra separada da própria sombra, e eco já vago de um canto de pássaro morto! E não deixes que a minha queixa se dissipe num rumor de águas estagnadas – charcos da chuva sedentária do outono, lagoas baças de um choro matinal…» Desperdícios de vida num fundo amargo de memória. ~~** Nuno Júdice
Aux Belles Lettres les Belles Portes pour les billets au parfum de volupté.
LOU18 avril 2012
D’abord, mettre la main sur le beau papier à grain. Ensuite, la plume Sergent Major, et comme elle est neuve et jamais utilisée, déposer un peu de salive. Dévisser le bouchon de l’encrier, remuer de la plume la belle encre bleue. Egoutter le trop plein d’encre sur le col de l’encrier. Puis rassembler ses idées, appliquer la pointe de la plume qui crissera sur le papier et écrire des mots d’amour, des mots de tout les jours, des mots tout simples, des pleins et des déliés. Eviter les taches. Finir par un point.
Replier le papier en trois. Prendre l’enveloppe, glisser le feuillet, fermer. Et ne pas oublier l’adresse et le timbre. Bon maintenant où se trouve La Poste ?
Oh comme c’est gentil d’avoir penser à m’écrire une lettre ! 😉
Chantal18 avril 2012
Nostalgie de cette époque.
Une oeuvre d’art cette boîte aux lettres. Tu as bien fait de l’immortaliser, Armando !
C’était un temps où l’architecture aimait l’ornement (parfois la pose) et cela fait aujourd’hui le bonheur des passants là où les façades ont été préservées, entretenues, bichonnées. Voilà pour la boîte.
Quant aux lettres, hélas, elles aussi entrent jour après jour dans ce qu’on appelle pa(ma)trimoine. J’en reçois, j’en écris encore, de moins en moins, plus souvent des cartes postales. Mais le bonheur de partager courriels et blogs, d’écrire à/pour des inconnu(e)s qui vous répondent – c’est extraordinaire !
» Tu nous parles d’ un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître… » c’ était et c’ est toujours un si doux plaisir que celui de recevoir une lettre manuscrite…:-))
Parfois, il me vient à penser, il y a quelques années, nous étions beaucoup moins pressés. J’étais heureuse de prendre le temps d’écrire manuellement avec le beau papier et l’enveloppe assortie, glisser la lettre dans l’enveloppe et coller un joli timbre. Ensuite, faire glisser la lettre dans une boîte à lettres. Je le fais encore mais moins souvent.
Bisous, Armando
Pas si loin que cela ce temps… notre première appartement (1978) avait une boîte à lettre comme ça, le courrier tombait sur le sol, je trouvais cela génial…
anémone18 avril 2012
Elle date du temps où on recevait l’après-midi la lettre envoyée dans la même ville le matin. Sans téléphone ni mail, c’était il est vrai appréciable.
« – Por que me escreves? Que inspiração alheia te suja os dedos de versos, se os teu lábios não pronunciaram nunca as palavras que esperei, quando, em tardes de vento, te olhava em silêncio? Por que interrompes a estrofe no meu nome, a flor obscura de uma primavera que não chegou? Deixa-me!, entre as copas geométricas de um ritmo vegetal, respirando na efémera duração de vozes que não ouço; e sob um breve bater de folhas nos arbustos perenes que o fumo da madrugada escurece: sombra separada da própria sombra, e eco já vago de um canto de pássaro morto! E não deixes que a minha queixa se dissipe num rumor de águas estagnadas – charcos da chuva sedentária do outono, lagoas baças de um choro matinal…» Desperdícios de vida num fundo amargo de memória. ~~** Nuno Júdice
Aux Belles Lettres les Belles Portes pour les billets au parfum de volupté.
D’abord, mettre la main sur le beau papier à grain. Ensuite, la plume Sergent Major, et comme elle est neuve et jamais utilisée, déposer un peu de salive. Dévisser le bouchon de l’encrier, remuer de la plume la belle encre bleue. Egoutter le trop plein d’encre sur le col de l’encrier. Puis rassembler ses idées, appliquer la pointe de la plume qui crissera sur le papier et écrire des mots d’amour, des mots de tout les jours, des mots tout simples, des pleins et des déliés. Eviter les taches. Finir par un point.
Replier le papier en trois. Prendre l’enveloppe, glisser le feuillet, fermer. Et ne pas oublier l’adresse et le timbre. Bon maintenant où se trouve La Poste ?
Oh comme c’est gentil d’avoir penser à m’écrire une lettre ! 😉
Nostalgie de cette époque.
Une oeuvre d’art cette boîte aux lettres. Tu as bien fait de l’immortaliser, Armando !
C’était un temps où l’architecture aimait l’ornement (parfois la pose) et cela fait aujourd’hui le bonheur des passants là où les façades ont été préservées, entretenues, bichonnées. Voilà pour la boîte.
Quant aux lettres, hélas, elles aussi entrent jour après jour dans ce qu’on appelle pa(ma)trimoine. J’en reçois, j’en écris encore, de moins en moins, plus souvent des cartes postales. Mais le bonheur de partager courriels et blogs, d’écrire à/pour des inconnu(e)s qui vous répondent – c’est extraordinaire !
» Tu nous parles d’ un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître… » c’ était et c’ est toujours un si doux plaisir que celui de recevoir une lettre manuscrite…:-))
C’est vrai que petit à petit on en voit beaucoup moins!
Dommage ,c’était beau.
Tu as bien fait de la fixer en numérique!
Parfois, il me vient à penser, il y a quelques années, nous étions beaucoup moins pressés. J’étais heureuse de prendre le temps d’écrire manuellement avec le beau papier et l’enveloppe assortie, glisser la lettre dans l’enveloppe et coller un joli timbre. Ensuite, faire glisser la lettre dans une boîte à lettres. Je le fais encore mais moins souvent.
Bisous, Armando
Ah ! « Lettre ou ne pas lettre » ça vient de là ?
Pas si loin que cela ce temps… notre première appartement (1978) avait une boîte à lettre comme ça, le courrier tombait sur le sol, je trouvais cela génial…
Elle date du temps où on recevait l’après-midi la lettre envoyée dans la même ville le matin. Sans téléphone ni mail, c’était il est vrai appréciable.