Abat-jour


Portugal, septembre 2009

7 Comments

  1. BRAZEX 12 janvier 2010

    Gosto do teu « mundo ».

  2. Hespérie 10 janvier 2010

    C’est superbe Armando !

    A l’heure où les ombres s’allongent
    je cueillerai l’or de tes silences
    et sur le bleu de tous nos songes
    je poserai des transparences …

  3. Pierre Chantelois 10 janvier 2010

    Armando

    D’abord merci à Lali de m’avoir mené jusqu’ici. Je ne connaissais pas ce Nuage de photos. Honte sur moi. Désormais il s’inscrira dans mes démarches quotidiennes à travers la blogosphère. Je vais de ce pas jeter un œil dans ce beau grenier aux images… 😉

    Pierre R.

  4. Denise 10 janvier 2010

    L’artisan a pensé, rêvé pour ensuite créer et ciseler de ses mains un abat-jour or…

    Merci Armando, ta photo est très, très belle!

    Bisous

  5. Lali 10 janvier 2010

    Tout ce qui brille n’est pas or dit-on, mais ta photo, elle, vaut de l’or!

  6. 10 janvier 2010

    Ben ! c’est toi Armando !? J’ignorais. Je te mets illico dans mes liens « photos ».
    Superbe.
    Bises

  7. Mohamed HABIBI 10 janvier 2010

    Abat-jour

    Tu demandes pourquoi je reste sans rien dire ?
    C’est que voici le grand moment,
    l’heure des yeux et du sourire,
    le soir, et que ce soir je t’aime infiniment !
    Serre-moi contre toi. J’ai besoin de caresses.
    Si tu savais tout ce qui monte en moi, ce soir,
    d’ambition, d’orgueil, de désir, de tendresse, et de bonté !…
    Mais non, tu ne peux pas savoir !…
    Baisse un peu l’abat-jour, veux-tu ? Nous serons mieux.
    C’est dans l’ombre que les coeurs causent,
    et l’on voit beaucoup mieux les yeux
    quand on voit un peu moins les choses.
    Ce soir je t’aime trop pour te parler d’amour.
    Serre-moi contre ta poitrine!
    Je voudrais que ce soit mon tour d’être celui que l’on câline…
    Baisse encore un peu l’abat-jour.
    Là. Ne parlons plus. Soyons sages.
    Et ne bougeons pas. C’est si bon
    tes mains tièdes sur mon visage!…
    Mais qu’est-ce encor ? Que nous veut-on ?
    Ah! c’est le café qu’on apporte !
    Eh bien, posez ça là, voyons !
    Faites vite!… Et fermez la porte !
    Qu’est-ce que je te disais donc ?
    Nous prenons ce café… maintenant ? Tu préfères ?
    C’est vrai : toi, tu l’aimes très chaud.
    Veux-tu que je te serve? Attends! Laisse-moi faire.
    Il est fort, aujourd’hui. Du sucre? Un seul morceau?
    C’est assez? Veux-tu que je goûte?
    Là! Voici votre tasse, amour…
    Mais qu’il fait sombre. On n’y voit goutte.
    Lève donc un peu l’abat-jour.

    Géraldy, Paul (Toi et moi, 1885)

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